(2026) The invisible musicians - A musical introduction to automatic instruments
Catégorie(s): Piano Folklorique, populaire et Jazz Raretés
Instrument(s): Piano
Compositeur principal: Compositeurs multiples (voir les collections)
Nb CD(s): 3
N° de catalogue:
CD 3148-50
Sortie: 23.10.2026
EAN/UPC: 7619931314822
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Les instruments présentés dans ce triple album sont automatiques. Bien que généralement oubliés des mélomanes et des musiciens actuels, ils sont typiques des années 1900-1930, et ont eu leurs heures de gloire, soit dans des salons privés, soit dans des établissements publics. À notre époque, écouter par hasard de tels instruments peut s’avérer décevant et susciter une certaine incompréhension, s’ils ne sont pas correctement restaurés, réglés et accordés, ou entendus avec un répertoire inadapté. Notre objectif est donc de faire entendre des instruments de musique automatiques dans un état de fonctionnement optimal, et d’espérer convaincre de leur intérêt musicologique, voire musical.
Le lecteur-auditeur désirant en savoir plus trouvera des informations plus détaillées et complètes en allant sur le site internet www.claves.ch (CD 3148) ou en scannant le code QR ci-après.
Music of the Æolian Company
Créée à New York autour de 1880, Æolian s’imposa dans la période 1900-1930 comme une des plus importantes fabriques d’instruments de musique automatiques, grâce à la fiabilité et la qualité musicale de ses appareils. Elle eut ainsi des succursales importantes en Europe : à Londres, Paris, Berlin, Madrid et Milan. Æolian proposa essentiellement quatre types d’instruments : des orgues à anches (les Orchestrelles), des orgues de résidence à tuyaux (dits philharmoniques), des pianos automatiques à rouleaux de papier perforés (les Pianolas) et des pianos reproducteurs « Duo-Art ».
Un piano reproducteur Steinway
Æolian Duo-Art de 1917
Le piano reproducteur fut mis au point par la célèbre firme allemande Welte & Söhne au début du XXe siècle sous l’appellation « Mignon ». Il consiste en premier lieu en un appareil (entouré de techniciens) permettant d’enregistrer sur un rouleau de papier certains paramètres de la prestation d’un pianiste : tempo général, variations de vitesse, expression avec plusieurs niveaux piano-forte, accentuations, indépendance des registres grave et medium-aigu, et, évidemment, les notes de musique. En second lieu, un appareil, soit externe soit interne au piano, reproduisant l’enregistrement. Il suffit de lire les commentaires de l’époque : le Welte-Mignon a stupéfié musiciens et mélomanes. Pour la première fois dans l’Histoire, il était possible d’enregistrer une réalisation musicale de manière fidèle et convaincante (nettement meilleure dans le cas du piano que celle proposée par les cylindres du phonographe ou les disques du gramophone contemporains), au point de déclencher l’enthousiasme de l’auditoire ; par exemple le compositeur et pianiste Eugen d’Albert : « C’est pour moi aujourd’hui une satisfaction artistique et une joie d’avoir confié au Welte-Mignon un programme riche et varié transmettant mon art à la postérité. »
À la suite de Welte & Söhne, Æolian créa son propre système reproducteur, intitulé Duo-Art, et édita jusqu’en 1930 environ 4000 titres. Le répertoire Duo- Art est particulièrement varié. Nous avons donc veillé à enregistrer des rouleaux qui rendent compte de ce vaste répertoire : des morceaux « classiques » (Beethoven, Chopin, Ravel, …), « dansants » ou « descriptifs » (Albeniz, Granados, Gottschalk, …), voire « populaires » (les trois foxtrots).
L’intérêt d’écouter ces reproductions musicales n’est pas seulement de l’ordre du divertissement ; il est aussi musicologique. En effet, si les qualités de virtuosité et de musicalité des Hofmann, Busoni et autres Bauer n’avaient certainement rien à envier à celles des pianistes actuels, leurs habitudes d’exécution pourraient presque choquer. Cependant, n’oublions pas qu’à l’époque on attachait beaucoup d’importance à la subjectivité des interprétations, et que tous ces pianistes étaient des improvisateurs hors pairs. Ils ne se gênaient pas d’ajouter ou d’enlever des notes, voire des mesures entières, aux partitions originales, attitude qui, à notre époque, est considérée comme musicalement hérétique.
Une Orchestrelle 58 notes de 1910
Il s’agit d’un harmonium, instrument utilisé dans les écoles ou les églises, mais aussi dans les salons de musique privé, principalement durant la période 1850-1920 environ. Le principe de fonctionnement consiste à faire vibrer une lame de métal, fixée sur un châssis à une extrémité, et laissée libre à l’autre extrémité. La mise en vibration s’effectue en faisant passer un filet d’air perpendiculairement à la lame, soit en aspirant, soit en soufflant (soit les deux). Les harmonicas et les accordéons fonctionnent aussi de cette manière.
La particularité des Orchestrelles Æolian est qu’elles peuvent être utilisées en manuel ou en (semi) automatique. Pour cette dernière option, un lecteur devant lequel passe un papier perforé joue les notes de musique, tandis qu’un opérateur tire à sa guise les registres de l’orgue et fait varier l’expression à l’aide d’un volet.
Jusqu’en 1930, Æolian aura édité environ 7000 titres 58 notes. Par rapport au répertoire Duo-Art, celui des Orchestrelles comporte moins de musique « populaire », mais passablement de musique religieuse. Nous avons privilégié dans nos enregistrements plutôt des musiques opératiques ou de salon. Nous convions l’auditeur à être attentif à l’extraordinaire virtuosité que l’on peut tirer des Orchestrelles Æolian, pour autant qu’elles soient parfaitement restaurées.
Deutsche Automatische Musik
Au XIXe siècle et dans les trois premières décennies du XXe, plusieurs manufactures allemandes d’instruments de musique se sont spécialisées dans la construction d’Orchestrions. Citons les entreprises Welte & Söhne (Freiburg im Breisgau), Philipps (Frankfurt am Main), Imhof & Mukle (Vörenbach), Gebrüder Weber (Waldkirch), Hupfeld (Leipzig). Par « Orchestrions » on entendait des instruments permettant d’actionner des jeux de piano, et/ou d’orgue, et/ou de percussions, au moyen soit d’un cylindre à picots, soit d’un lecteur pneumatique.
Un Orchestrion Weber-Unika de 1925
La firme Gebrüder Weber oeuvra à Waldkirch où elle construisit des orchestrions de 1880 à 1930. Bien qu’exactement contemporains et reposant sur des principes techniques similaires (systèmes de lecture et de commande pneumatiques), les instruments des firmes Æolian et Weber étaient différents et n’étaient pas destinés au même type de clientèle : Æolian pour une clientèle privée fortunée, Weber pour des établissements publics (bistrots, brasseries, restaurants, hôtels, sanatoriums, salles de bal et de danse). Quoi qu’il en soit de la destination des instruments de musique, le répertoire des instruments Weber est aussi varié que celui des instruments Æolian, et s’étend d’une musique « classique » dite « de concert » (ouvertures et fantaisies sur des opéras célèbres) à une musique « populaire » (potpourris de chansons à la mode), en passant par une musique « classique » dite « légère » (ouvertures et extraits d’opérettes) et une musique de danse particulièrement variée (polkas, mazurkas, länders, valses, tangos, foxtrots, one-steps, …), et des pièces musicales inclassables (duos de salon violon-piano, musique « de genre », musique « descriptive », …).
Comme son nom l’indique, l’« Unika » comporte un unique jeu d’orgue (censé imiter le jeu du violon) agrémenté d’un piano avec effet de mandoline. Il s’agit donc d’un des plus petits orchestrions conçus par la firme (les autres comportant plusieurs jeux d’orgues et des percussions). Cependant, les notations pour l’Unika sont tout autant élaborées que celles pour ses grands frères.
Des millions d’instruments automatiques différents ont été construits, notamment pendant la période 1780-1930. Hélas, la plupart ont été détruits, et le peu qui reste pose des problèmes de restauration (comme tout instrument de musique ancien), ce qui explique que l’impression musicale procurée par ces appareils laisse souvent perplexe. Le soussigné espère que l’écoute des trois exemplaires présentés (restaurés, réglés et accordés au mieux) a pu atténuer ce malentendu tenace…
Frédéric Chaberlot
[En lire plus sur les instruments dans le livret]
[Accédez au PDF complet sur "The Invisible Musicians"]
(2026) The invisible musicians - A musical introduction to automatic instruments - CD 3148-50
Les instruments présentés dans ce triple album sont automatiques. Bien que généralement oubliés des mélomanes et des musiciens actuels, ils sont typiques des années 1900-1930, et ont eu leurs heures de gloire, soit dans des salons privés, soit dans des établissements publics. À notre époque, écouter par hasard de tels instruments peut s’avérer décevant et susciter une certaine incompréhension, s’ils ne sont pas correctement restaurés, réglés et accordés, ou entendus avec un répertoire inadapté. Notre objectif est donc de faire entendre des instruments de musique automatiques dans un état de fonctionnement optimal, et d’espérer convaincre de leur intérêt musicologique, voire musical.
Le lecteur-auditeur désirant en savoir plus trouvera des informations plus détaillées et complètes en allant sur le site internet www.claves.ch (CD 3148) ou en scannant le code QR ci-après.
Music of the Æolian Company
Créée à New York autour de 1880, Æolian s’imposa dans la période 1900-1930 comme une des plus importantes fabriques d’instruments de musique automatiques, grâce à la fiabilité et la qualité musicale de ses appareils. Elle eut ainsi des succursales importantes en Europe : à Londres, Paris, Berlin, Madrid et Milan. Æolian proposa essentiellement quatre types d’instruments : des orgues à anches (les Orchestrelles), des orgues de résidence à tuyaux (dits philharmoniques), des pianos automatiques à rouleaux de papier perforés (les Pianolas) et des pianos reproducteurs « Duo-Art ».
Un piano reproducteur Steinway
Æolian Duo-Art de 1917
Le piano reproducteur fut mis au point par la célèbre firme allemande Welte & Söhne au début du XXe siècle sous l’appellation « Mignon ». Il consiste en premier lieu en un appareil (entouré de techniciens) permettant d’enregistrer sur un rouleau de papier certains paramètres de la prestation d’un pianiste : tempo général, variations de vitesse, expression avec plusieurs niveaux piano-forte, accentuations, indépendance des registres grave et medium-aigu, et, évidemment, les notes de musique. En second lieu, un appareil, soit externe soit interne au piano, reproduisant l’enregistrement. Il suffit de lire les commentaires de l’époque : le Welte-Mignon a stupéfié musiciens et mélomanes. Pour la première fois dans l’Histoire, il était possible d’enregistrer une réalisation musicale de manière fidèle et convaincante (nettement meilleure dans le cas du piano que celle proposée par les cylindres du phonographe ou les disques du gramophone contemporains), au point de déclencher l’enthousiasme de l’auditoire ; par exemple le compositeur et pianiste Eugen d’Albert : « C’est pour moi aujourd’hui une satisfaction artistique et une joie d’avoir confié au Welte-Mignon un programme riche et varié transmettant mon art à la postérité. »
À la suite de Welte & Söhne, Æolian créa son propre système reproducteur, intitulé Duo-Art, et édita jusqu’en 1930 environ 4000 titres. Le répertoire Duo- Art est particulièrement varié. Nous avons donc veillé à enregistrer des rouleaux qui rendent compte de ce vaste répertoire : des morceaux « classiques » (Beethoven, Chopin, Ravel, …), « dansants » ou « descriptifs » (Albeniz, Granados, Gottschalk, …), voire « populaires » (les trois foxtrots).
L’intérêt d’écouter ces reproductions musicales n’est pas seulement de l’ordre du divertissement ; il est aussi musicologique. En effet, si les qualités de virtuosité et de musicalité des Hofmann, Busoni et autres Bauer n’avaient certainement rien à envier à celles des pianistes actuels, leurs habitudes d’exécution pourraient presque choquer. Cependant, n’oublions pas qu’à l’époque on attachait beaucoup d’importance à la subjectivité des interprétations, et que tous ces pianistes étaient des improvisateurs hors pairs. Ils ne se gênaient pas d’ajouter ou d’enlever des notes, voire des mesures entières, aux partitions originales, attitude qui, à notre époque, est considérée comme musicalement hérétique.
Une Orchestrelle 58 notes de 1910
Il s’agit d’un harmonium, instrument utilisé dans les écoles ou les églises, mais aussi dans les salons de musique privé, principalement durant la période 1850-1920 environ. Le principe de fonctionnement consiste à faire vibrer une lame de métal, fixée sur un châssis à une extrémité, et laissée libre à l’autre extrémité. La mise en vibration s’effectue en faisant passer un filet d’air perpendiculairement à la lame, soit en aspirant, soit en soufflant (soit les deux). Les harmonicas et les accordéons fonctionnent aussi de cette manière.
La particularité des Orchestrelles Æolian est qu’elles peuvent être utilisées en manuel ou en (semi) automatique. Pour cette dernière option, un lecteur devant lequel passe un papier perforé joue les notes de musique, tandis qu’un opérateur tire à sa guise les registres de l’orgue et fait varier l’expression à l’aide d’un volet.
Jusqu’en 1930, Æolian aura édité environ 7000 titres 58 notes. Par rapport au répertoire Duo-Art, celui des Orchestrelles comporte moins de musique « populaire », mais passablement de musique religieuse. Nous avons privilégié dans nos enregistrements plutôt des musiques opératiques ou de salon. Nous convions l’auditeur à être attentif à l’extraordinaire virtuosité que l’on peut tirer des Orchestrelles Æolian, pour autant qu’elles soient parfaitement restaurées.
Deutsche Automatische Musik
Au XIXe siècle et dans les trois premières décennies du XXe, plusieurs manufactures allemandes d’instruments de musique se sont spécialisées dans la construction d’Orchestrions. Citons les entreprises Welte & Söhne (Freiburg im Breisgau), Philipps (Frankfurt am Main), Imhof & Mukle (Vörenbach), Gebrüder Weber (Waldkirch), Hupfeld (Leipzig). Par « Orchestrions » on entendait des instruments permettant d’actionner des jeux de piano, et/ou d’orgue, et/ou de percussions, au moyen soit d’un cylindre à picots, soit d’un lecteur pneumatique.
Un Orchestrion Weber-Unika de 1925
La firme Gebrüder Weber oeuvra à Waldkirch où elle construisit des orchestrions de 1880 à 1930. Bien qu’exactement contemporains et reposant sur des principes techniques similaires (systèmes de lecture et de commande pneumatiques), les instruments des firmes Æolian et Weber étaient différents et n’étaient pas destinés au même type de clientèle : Æolian pour une clientèle privée fortunée, Weber pour des établissements publics (bistrots, brasseries, restaurants, hôtels, sanatoriums, salles de bal et de danse). Quoi qu’il en soit de la destination des instruments de musique, le répertoire des instruments Weber est aussi varié que celui des instruments Æolian, et s’étend d’une musique « classique » dite « de concert » (ouvertures et fantaisies sur des opéras célèbres) à une musique « populaire » (potpourris de chansons à la mode), en passant par une musique « classique » dite « légère » (ouvertures et extraits d’opérettes) et une musique de danse particulièrement variée (polkas, mazurkas, länders, valses, tangos, foxtrots, one-steps, …), et des pièces musicales inclassables (duos de salon violon-piano, musique « de genre », musique « descriptive », …).
Comme son nom l’indique, l’« Unika » comporte un unique jeu d’orgue (censé imiter le jeu du violon) agrémenté d’un piano avec effet de mandoline. Il s’agit donc d’un des plus petits orchestrions conçus par la firme (les autres comportant plusieurs jeux d’orgues et des percussions). Cependant, les notations pour l’Unika sont tout autant élaborées que celles pour ses grands frères.
Des millions d’instruments automatiques différents ont été construits, notamment pendant la période 1780-1930. Hélas, la plupart ont été détruits, et le peu qui reste pose des problèmes de restauration (comme tout instrument de musique ancien), ce qui explique que l’impression musicale procurée par ces appareils laisse souvent perplexe. Le soussigné espère que l’écoute des trois exemplaires présentés (restaurés, réglés et accordés au mieux) a pu atténuer ce malentendu tenace…
Frédéric Chaberlot
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Adolphe Adam
Anton Emil Titl
Artistes multiples
August Mühling
Camille Saint-Saëns
Claude Debussy (1862-1918)
Compositeurs multiples
Daniel-François-Esprit Auber
En stock
Fats Waller
Folklorique, populaire et Jazz
Franz Liszt (1811-1886)
François-Adrien Boïeldieu (1775-1834)
Frédéric Chaberlot
Frédéric Chopin (1810-1849)
Gioachino Rossini
Giuseppe Verdi
Gustav Merkel
Ignace Leybach
Ignaz Friedman
Isaac Albéniz
Jacques Offenbach
Johannes Brahms (1833-1897)
Louis Moreau Gottschalk
Ludwig van Beethoven (1778-1826)
Maurice Ravel (1875-1937)
Musique Haute-résolution - Qualité master studio
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